Je n’ai qu’un maître …

Ayant fait des études de lettres, puis enseigné le français, lorsqu’on me demande quel est mon auteur favori, on s’attend généralement à ce que je cite un grand nom ou une référence classique.
Même si Hugo, Yourcenar ou Machiavel ont marqué mon univers littéraire, ce n’est pas leur nom qui me vient à l’esprit.

Je n’ai qu’un maître et c’est un virtuose de l’horreur. Pas seulement de la terreur, mais bel et bien de l’horreur.
Peut-être faut-il voir dans son travail l’influence des paysages qu’on imagine lugubres de son écosse natale. Peut-être seulement un goût prononcé pour le macabre. Peut-être que s’il n’avait pas été un écrivain de talent, il aurait été un tueur psychopathe.
Finalement, peu importe les raisons, l’important se trouve ailleurs !

D’ailleurs, sa carrière n’a pas commencé avec les romans d’horreur. Non, non!
Jules Janin disait : « Le journalisme mène à tout, à condition d’en sortir. »
Le journalisme a dans un premier temps mené notre auteur à la rédaction de manuels sur la sexualité et à l’écriture pour des magazines comme MayFair ou Penthouse.
Sexe et horreur. La référence idéale pour une prof de lettres, non ?
Mais là aussi, peu importe ! Ce qu’il faut retenir de lui, c’est sa capacité à bâtir des histoires et à les raconter avec finesse et humour. Il pioche dans les légendes de nos civilisations et nous emporte dans un univers noir, flirtant avec le gore sans jamais franchir la limite qui mène à la vulgarité.
Du talent, je vous dis !

En 1975, il lui faut une semaine pour livrer au monde son premier roman d’horreur : Manitou*.
En 1997, il m’en faut à peine le double pour tomber sous le charme.
Un charme qui opère toujours aujourd’hui et son oeuvre a une place de choix dans ma bibliothèque. Quand je ne trouve rien de satisfaisant à me mettre sous la dent, je me replonge au hasard dans les aventures d’Harry Erskine ou de Jim Rook.

Je n’ai pas dit le nom de mon auteur fétiche ?
Vous ne l’avez pas reconnu ?
C’est qu’il vous faut vite pallier à ce manque cruel ! Direction la librairie la plus proche, rayon livre de poche, à la lettre M.

M comme Masterton, bien sûr !

* Ce premier roman a fait l’objet d’une adaptation cinématographique, en 1978, avec Tony Curtis dans le rôle de l’Incroyable Erskine. Pour ma part, je l’ai regardé en VO et … on ne peut pas dire que ce soit un chef-d’oeuvre ! Mais , pour occuper une longue soirée d’hiver … pourquoi pas !

La vidéo ci-dessous parlera d’elle-même !

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