Regard sur un hier

Carte postale représentant la devanture d’un magasin.
“C’était notre dernier voleur à l’étalage” © Volker Derlath

Séquence nostalgie en cherchant des papiers dans mon bureau. Découvrir cette image me transporte loin dans le temps, loin de chez moi, loin dans mes souvenirs. Elle est le symbole d’un moment de ma vie, d’un état d’esprit et finalement, m’amène à porter un regard sur hier et sur aujourd’hui.

Été 2003 

Cet été là était placé sous le signe de la découverte et du voyage.
Allemagne, de l’ouest à l’est, Italie … Des rêves plein la tête !
L’Italie et les Cinque Terre, le soleil, la méditerranée, les couleurs et le bon café.
L’Allemagne, une famille nouvellement découverte, les côtes de porc caramélisée à la bière et … Berlin.

Ah ! Berlin ! Je suis tombée sous le charme de cette ville. Et comme avec tout nouvel amour, on se projette dans l’avenir. A mon retour, j’allais commencer la fac. Mes projets professionnels n’étaient pas encore établis. Aucune entrave donc à me rêver à Berlin, enseignant le latin.

J’ignore, et j’ignorerais toujours, si ce rêve avait une chance de se concrétiser. J’ai pris une autre voie. Une voie qui m’a menée à enseigner le latin mais pas en Allemagne.
D’ailleurs quand je vois les difficultés que représente cet enseignement dans ma langue maternelle, je me dis qu’en allemand, c’aurait été un vrai défi.
Une voie qui m’a menée à bien d’autres choses !

Berlin, je n’y suis jamais retournée, malgré de fréquents voyages en Allemagne. Peut-être par crainte de me confronter à à ces rêves envolés. Peut-être parce que l’envie elle-même s’était envolée. Ou tout simplement parce qu’il y a des voies qui sont faites pour ne pas être prises.

J’en reviens toujours, avec amusement, au constat que la vie, le déroulement de la vie d’un être humain est quelque chose de très particulier. On a des rêves absolus, des rêves nés d’un instant, d’une rencontre, d’une découverte, des rêves dont on pense qu’il n’appartient qu’à nous de les réaliser. Mais doivent-ils tous l’être?

Mon rêve de vie berlinoise, dans sa non-réalisation, ne m’apporte aucun regret. Au contraire même. Je suis heureuse du choix que j’ai fait, de la voie que j’ai prise. J’ai enseigné le latin ailleurs. J’irais peut-être faire autre chose à Berlin.

Qui sait sur quelle voie me mèneront mes choix d’aujourd’hui ?

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